Road Trip en Islande : le Sud et ses merveilles (jour 5)

Pour notre cinquième journée en Islande, nous sommes toujours dans le Sud de l’Ile, au Sud Est plus précisément et nous allons longer pour la journée le plus gros glacier d’Islande, le Vatnajokull. Aujourd’hui nous n’avons pas beaucoup de kilomètres à faire, a peine plus de 200, car nous avons prévu plusieurs petites rando pour découvrir les merveilles de cette belle région.

Cette journée était pleine de surprises :

Côte organisation, nous avons refait le plein et quelques courses à Kirkjubæjarklaustur, car il n’y a plus de station essence jusqu’à Hofn sur la route et très peu de villages. D’ailleurs je me souviens d’un village dans le coin qui n’était en fait qu’une station essence, unique lieu de vie perdu au bord de la route.

A peine partis de notre super Ferme perdue elle aussi dans la nature, nous retrouvons après quelques kilomètres notre route 1. Il ne pleut plus (enfin !), il fait toujours froid, mais il y a une lumière extraordinaire malgré les nuages qui donnent l’impression d’être dans un monde totalement irréel, surtout avec le glacier Vatnajokull en toile de fond. Ce glacier est le plus grand d’Europe, il a la superficie de la Corse.

Les paysages changent très vite, a peine moins de 20 kilomètres de route nous nous retrouvons dans le Skeidararsandur, un désert composé de débris volcaniques issus de l’érosion des montagnes et de l’explosions de volcans sous-glaciaires. Les crues qui découlent des fontes de neige ou des éruptions volcaniques sont ultra violentes dans cette zone totalement inhabitée ou les fleuves prennent la place qu’ils ont besoin, ou la terre est instable. Nous sommes ici dans le plus grand Sandur du monde, il faut plus de 1.000 km2 et nous avons même vu les débris d’un pont, emporté par une énorme crue en 1996.

Nous profitons également de la vue sur le Skeidararjokull, large langue glacière qui descend vers nous depuis le glacier. C’est magique. Petite appartée, mais après 5 jours en Islande, je comprends de plus en plus les noms des villes et des lieux ou nous passons. Vik pour plage, Jokull pour glacier. Facile pour comprendre les plans :-).

On continue notre route, direction le Parc National de Skaftafell, facilement accessible par une route goudronnée (top pour ceux qui n’ont pas opté pour le 4×4). Sinon, on se rend compte qu’en Islande il y a très peu de familles en vacances avec des enfants de l’age du notre, mais cela ne nous pose aucun soucis, tout est parfaitement adapté pour lui, on limite juste la durée et la difficulté des rando. Et puis un doudou, un macareux en peluche, une paire de jumelle et hop il est prêt à avaler les kilomètres de voiture !

Nous nous garons sur le grand parking du Skaftafell Center, en plein vent. Ca caille toujours autant, on se prépare pour une belle balade direction la cascade de Svartifoss, une boucle d’environ 1 h 45, relativement facile même si ça grimpe pas mal !

Plus on se rapproche, plus on est impatient de la voir de prêt. Avec ses colonnes de basalte, cette cascade est superbe, même si les chutes d’eau ne sont pas les plus impressionnantes après celles de la journée de la veille.

Nous revenons au Centre de Services du Parc pour nous pauser quelques minutes, prendre notre pique-nique (il y a également sur place une caféteria, on a évité, gros resto prévu le soir, on garde notre budget !). Nous repartons du même endroit, direction Skaftafellsjokul, une langue glaciaire, noircie par les débris volcaniques. Notre p’tite balade durera 1 h 30 / 2 h 00 environ et c’est assez facile. Par contre, il y a énormément de vent, les gants et bonnets nous ont été très utiles, tout comme les pantalons de Kway qui sont super pour protéger de la pluie mais également du vent et donc du froid en sur-pantalon.

 

C’était superbe, une impression de paysages en noir et blanc, on voudrait profiter du spectacle plus longtemps mais il faut avancer ! Cette partie de l’Islande est superbe, il faut faire ces petites rando pour en profiter !

On retrouve en revenant vers le parking un peu de végétation, dont le thym arctique, aux jolies fleurs violettes, qui est pas mal utilisé dans la cuisine Islandaise. C’était ma p’tite appartée culinaire car en Islande pour le moment c’est pas terrible !!

Nous reprenons la route, et nous arrêtons ensuite à Breidarlon, une petite lagune glaciaire, qui nous émerveille. Nous continuons ensuite vers Jokulsarlon, une autre lagune glaciaire, avec plein d’iceberg qui vont même jusqu’à la mer par un petit canal se jetter dans l’Océan Atlantique. C’est encore plus beau.

Ce site est remarquable, et n’aura jamais la même apparence selon le moment ou on le découvre. La couleur des iceberg et leur forme évolue au fur et à mesure qu’ils fondent ou gèlent à nouveau. Le vent les fait évoluer très rapidement et le tout est magique. Nous sommes ici à presque 400 km de Reykjavík et beaucoup de touristes viennent jusqu’à Jokulsarlon sans pousser plus loin pour voir les merveilles de cette région.

Nous nous sommes d’abord arrêté au bord de l’Océan pour découvrir les Iceberg et surtout les morceaux de glace qui dérivent dans la mer. Le contraste de la glace, des vagues et du sable noir est saisissant. Au fur et à mesure que le temps passe, que le ciel se découvre, les couleurs changent.

Direction ensuite le lagon. C’est trop beau ! Il y a même des phoques qui nagent entre les icebergs. Tout bouge a une vitesse hallucinante.

Avec mon chéri on profite de la vue, on fait des millions de photos et p’tit bonhomme en profite pour mettre les pieds dans l’eau … glacée ! Il s’en souviendra tout le reste de la journée …

On zappe la promenade en bus amphibique, depuis la terre nous avons une très belle vue nous n’avons pas envie de dépenser 30 euros par personne pour jouer les touristes. Mais à vous de voir.

Nous avons des images plein les yeux et reprenons  la route vers notre ferme, la Guesthouse Holmur. C’est un des logements que j’appréhendais pas mal, mais que Comptoir des Voyages nous a quand même assuré qu’il était bien, car il s’agit d’une vrai ferme encore en activité et qu’elle plait beaucoup aux enfants.

Pourtant mon intuition était la bonne. Un vieux bâtiment totalement défraîchi, mal isolé, une salle de bain commune dans une salle servant aussi de rangement pour les lits d’appoint, un accueil des plus glacial et la visite de la ferme payante pour les enfants. C’est le plus moche et quasiment insalubre logement que nous avons eu de nos vacances, c’est vraiment du foutage de gueule, le touriste est bien pris ici pour un pigeon.

La chambre était propre, ultra petite nous avions à peine 40 cm pour bouger autour de notre lit, et le lit d’appoint pour p’tit bonhomme qui prenait la seule place ou nous aurions pu ouvrir la valise. Bref pas du tout adaptée à 3 personne. La porte ferme mal, les fenêtres aussi, pas un seul portant, heureusement que nous avons eu beau temps et pas de vêtements mouillés à étendre pour les faire sécher. Nous sommes à 40 km de la première ville, Hofn, et il n’est pas possible d’utiliser la cuisine pour notre dîner car le soir il y a un “restaurant” avec plat du jour qui ne donne pas du tout envie et à un prix élevé. Normal il n’y a rien autour !

On zappe l’option, j’avais prévu mon coup : une p’tite virée à Hofn pour la soirée pour y déguster des langoustines dans un des meilleurs restaurants du Sud de l’Islande. Hofn est une ville portuaire, spécialisée sur les langoustines, il serait dommage de louper cela !

Après un p’tit tour dans la ville, rapide, il n’y a pas grand chose mais il y a un office de tourisme sympa ou nous avons pu prendre des infos sur les Fjords de l’Est pour la suite du voyage.

Nous allons au restaurant Humarhofnin, sans avoir réservé, donc assez tôt car il est assez réputé. Et n’oublions pas que nous sommes dans une partie pas très touristique de l’Ile, il n’y a pas 50 restaurants ! Il est 19 h 15 la salle est pleine mais nous arrivons à avoir une p’tite table pour nous 3. La carte est en anglais, en Islandais mais aussi en Français. Tant mieux 🙂 Sinon, pour info en Islande quand on voit sur les cartes “Lobster” c’est des langoustines, et pas du homard. Ca tombe bien c’est ce qu’on venait chercher.

P’tit bonhomme, ventre sur patte commande une purée au poisson, la portion est ridiculement petite au vu du prix payé (15 euros environ). Pas grave, il mange son plat, et attend nos assiettes pour venir se régaler avec nous.

Je ne peux m’empêcher de tester la bisque de langoustines maison, crémeuse et très parfumée avec des langoustines entières à l’intérieur. Très belle découverte. Mon chéri se régale avec le saumon sauvage fumé maison, pêché au large des côtes d’Islande.

Nos plats arrivent, un énorme filet de truite de mer accompagné d’oignons cuits, de tomates et de pommes de terre ainsi qu’une belle assiette de salade verte pour mon chéri et mes langoustines rôties, servies sans la tête et parfumée avec une beurre d’herbes et de paprika. Elles sont énormes, la taille de nos langoustines royales en France et mon assiette est ultra copieuse. Côté budget, on est en Islande, ça fait mal au coeur, 60 euros cette assiette de langoustines mais c’est un régal.

Je ne regrette pas du tout ce choix de restaurant, pas très accessible mais comme nous avions décidé qu’en faire que deux très bon pendant notre séjour et d’opter pour des repas simples à préparer dans les cuisines de nos chambres à la ferme, c’est réussi.  Je ne regrette pas d’avoir fait 80 km aller-retour pour ce dîner ! La frustration est donc moindre quand nous retournons à notre “fabuleuse” chambre à la ferme.

Voir les commentaires

  • J'avoue que j'aurais beaucoup de mal avec une salle de bain commune, et un hébergement pas à la hauteur!
    Mais de tels paysages en valent certainement la peine ! Je suis subjuguée notamment par le lagon !

    @ tout a fait ça ! Pour la salle de bain commune, on s'y fait, on avait pas le choix coté budget ca ne passait pas sinon !

  • Ces photos sont extraordinaires. Les bleux sont fabuleux. Tu m'as donné envie de visiter l'Islande, même si le froid me fait peur. Je suis plutôt soleil et chaleur..... Toutefois, j'avais adoré la Suède en Février avec -25° !
    La photo de ton petit bonhomme les pieds dans la l'eau m'a fait sourire et m'a rappelé que le mien avait sauté à pieds joints dans une grosse flaque dans une grotte avec de l'eau gelée et en avait gardé le souvenir toute la journée.
    Pascale

    @ quand on est bien couvert, le froid ne me pose pas de problème, j'ai vraiment adoré ce voyage en Islande. Le mien s'en souvient encore de ses pieds dans l'eau ;-)

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Publié par
Audrey Bourdin

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