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Le village de pêcheurs de Ine

 

Après avoir découvert la Baie de Amanohashidate [1] qui nous offre une des plus jolie vues sur la mer du Japon, je continue mon périple dans la Préfecture maritime de Kyoto, direction le petit village de pêcheurs de Ine, à 15 km de là.

Toujours loin des grandes villes, nous sommes toujours dans le Japon rurale et typique, presque d’un autre temps.

Ine-cho est un petit village de pêcheurs qui s’est construit le long d’une baie, dans le golfe de Wasaka qui ne subit pas les marées. Il y a bien longtemps, le port de Ine était spécialisé dans la pèche à la baleine, ce qui n’est plus le cas maintenant.

Ce village est typique et vraiment exceptionnel, car les maisons sont construites au bord de l’eau et ont toutes une architecture spéciale : ce sont des funaya, des maisons sur pilotis qui abritent un hangar à bateau au rez de chaussé, ou est stocké tout le matériel des pêcheurs, puis un étage consacré à l’habitation de la famille. Celles qui sont les plus riches ont également une habitation de l’autre côté de la rue, plus traditionnelle, et la cabane de pêche ne sert que de lieux de travail et de stockage.

Le village de Ine est connu dans tout le Japon, et il est maintenant inscrit comme premier village de pêcheurs sur la liste des Quartiers protégés au Japon.

Ces maisons sont utilisées par les pêcheurs qui rentrent leur bateau et leur matériel de pêche en bas et qui peuvent sortir en mer quand ça leur chante. Le village s’est vidé de sa population, il reste encore quelques pécheurs, et certaines maisons sont réaménagées avec un atelier au rez-de-chaussée, certaines sont transformées en maisons d’hôtes, d’autres en restaurants ou petits commerces mais c’est encore bien confidentiel.

L’ambiance y est vraiment unique et même magique, entre maisons au bord de l’eau, architecture typique, et comme toile de fond les montagnes arborées aux magnifiques couleurs d’automne. J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette partie du Japon, qui s’ouvre petit à petit au tourisme mais qui a gardé toute son âme et son authenticité.

J’ai adoré découvrir les funaya, il y a en eu jusqu’à 230 dans le village, elles bordent toute la baie dans ses moindres recoins. La meilleur façon de les découvrir est de prendre un taxi boat, et de parcourir la baie pendant une petite heure pour découvrir tous ces points de vue. Vous trouverez toutes les infos sur le site de l’Office de Tourisme de la ville [2].

L’autre façon de découvrir le village est de le faire à pied. Il y a une rue principale qui longe d’un côté les funaya, et de l’autre les maisons plus traditionnelles.

On y a rencontré une famille en train de pêcher, quelques habitants partant faire leurs courses à pied ou à vélo et de rares touristes.

Tout est propre, agréable, on se sent bien en se promenant dans Ine.

On découvre au détour des rues des poissons qui sèchent, des calamars étendus comme du linge pour sécher au grès du vent et quelques petits commerces et artisans locaux.

Il y a par exemple ce brasseur de Saké, Ine Mukaï, qui propose un saké original, fait à base de riz rouge. Il est très savoureux, tout comme le miso qu’ils vendent sur place. La p’tite boutique est très typique j’ai adoré !

On croise également, comme un peu partout au Japon, des Tanuki. Je ne vous ai pas encore parlé de ce animal folklorique et facétieux qui est facilement reconnaissable, même caché sous un chapeau. Il est souvent à l’entrée des restaurants ou des bars, car les tanuki aiment boire et manger !

Ou manger dans Ine ?

Après cette jolie balade il était temps de découvrir un restaurant local, Funaya Biyori, ou je me suis régalée d’un menu bien copieux mais varié et très savoureux. Il était proposé à 3.300 Yen, ce qui fait 27 euros. Si je ne me trompe pas, je n’ai pas réussi à retrouver les infos sur internet, ce restaurant est situé dans le même bâtiment que l’Office de Tourisme, à l’étage.

La salle est grande et ressemble à une cafétéria, sans trop de charme, mais on a une très belle vue sur la baie.

Sur la table, on a encore de quoi se régaler, avec des petites recettes traditionnelles, de saison et faites avec des produits locaux.

J’ai adoré le chawanmushi, un flan salé japonais très fin. J’en avais déjà fait lors d’un cours de cuisine Japonaise [3]à la maison, c’était trop bon !

Comme souvent, mais je ne m’en lasse pas, il y avait du riz blanc et une soupe miso, des petits légumes fermentés, du poisson grillé, un petit cube d’omelette roulée et des sashimis très savoureux.

J’ai bien aimé également la marmite de poisson, cuite à la minute avec des légumes dans un bouillon dashi.  

Les nouilles Udon de ma voisine avaient l’air très bonnes aussi !

Par contre la seule chose que j’ai eu beaucoup de mal à manger c’est la salade d’okra. C’est un légume mi-croquant mi-gluant qui coupé en morceaux on dirait qu’il nage dans de la bave … On en a bien rigolé avec Jenny [4] et Yann [5] nous a bien aidé pour immortaliser leur texture !

Ou dormir sur Ine ?

Je n’ai malheureusement pas dormi sur Ine, il n’y avait pas d’établissement assez grand pour accueillir notre petit groupe de 6 personnes. Par contre, j’ai visité une maison de pêcheur qui a été transformée en maison d’hôtes, Fuyana Aura [6].

La grande chambre qui donne sur la baie est superbe, c’est typiquement Japonais, l’accueil est aux petits soin et le lieux totalement insolite. Il faut compter environ 80 euros par personne pour l’hébergement sans repas.




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