Mieux consommer

Comment cuisiner en faisant attention à son budget alimentation ?

Comment cuisiner en faisant attention à son budget alimentation ?

Ces dernières semaines, il n’y a pas une journée ou l’on entend pas parler de l’augmentation des matières premières, des produits alimentaires venant d’Ukraine ou de Russie qui vont dans les prochains mois augmenter (blé, tournesol, etc) et de la façon dont cela va impacter notre budget alimentation.

La semaine dernière j’ai été interviewée par un Journaliste du quotidien Sud-Ouest pour échanger sur le sujet. L’article est disponible sur Sud-Ouest, et voici quelques pistes bien utiles pour ne pas dépasser son budget alimentation.

1. Anticiper et planifier ses repas

Le gaspillage alimentaire est votre pire ennemi, alors avant de faire nos courses il faut :

  • Vérifier et lister ce qu’il vous reste en produits à cuisiner (réfrigérateur, congélateur, placard). 
  • Se poser quelques minutes et lister les recettes que l’on peut faire pour la semaine avec les produits que l’on a déjà et noter sur la liste des courses les produits manquants. 
  • Se tenir à sa liste des courses et à ses besoins.

Pour vous aider sur l’anticipation des repas de la semaine, penser à faire un p’tit planning avec vos idées recettes à cuisiner. Comme ça vous gagner du temps le soir sur la préparation des repas, vous utilisez les produits que vous avez sous la main et vous ne gaspillez pas. 

Si vous êtes à court d’idées recettes, voici mon astuce à thème pour ne pas manquer d’idées : 

A lire -> mes articles “batch-cooking

2. Acheter des produits non transformés, et cuisiner

En privilégiant les produits non transformés vous avez des produits moins cher et de meilleur qualité. A vous ensuite de les cuisiner !

Exemple tout bête, avec une envie d’un burger et de frites maison ? Pour moins de 10 euros vous régalez 4 gourmands en achetant 4 steaks chez le boucher, des pains burgers chez le boulanger, en rajoutant 4 tranches de fromage, un peu de ketchup et de moutarde, une feuille de salade et une fondue d’oignons maison ainsi qu’un kilo de pommes de terre pour faire des frites au four.  

Comparez ensuite avec le prix que vous payez par personne pour ce même type de plat en livraison ou à emporter le calcul est assez facile. 

Autre exemple, une pizza maison ou un Poke Bowl maison vous coûtera beaucoup moins cher que les plats achetés en livraison ou à emporter. 

3. Privilégier les produits locaux, de saison et sans intermédiaires

  • Produits locaux : moins de transports, moins d’intermédiaires, donc le prix est moindre et la qualité meilleure. 
  • Produits de saison : si vous choisissez des produits de saison, cultivés de manière saine en plein champs vous aurez des produits de qualité, riches en minéraux et vitamines. Oubliez les tomates qui poussent en hiver dans des serres chauffées au gaz (leur prix va augmenter ! et puis c’est pas bon de toute façon) et choisissez des produits qui poussent facilement et en abondance. Alors oui, en tout début de printemps il y a encore les choux, carottes, pommes de terre et betteraves et pas encore les aubergines, courgettes et poivrons.
  • Produits en vente directe : en plus du local et de saison, privilégiez les circuits cours en vente directe, les marchés de producteurs, les ventes directes chez les producteurs. Sans intermédiaires le prix est beaucoup plus bas, les produits plus frais. 

A découvrir -> mes articles dans la catégorie “mieux consommer“.

4. Repenser son alimentation

Quand on regarde ce qui coûte le plus cher au moment de faire nos courses ce sont les viandes, poissons et produits transformés. La bonne astuce, qui est parfaite aussi bien pour notre santé que pour notre carte bleue, c’est de végétaliser notre alimentation. 

Evitez de remplacer la viande ou le poisson par des steaks végétariens et autres recettes ultra transformées, déjà la composition est cracra et ensuite vous ne vous y retrouverez pas côté budget. 

Par contre, pensez plats complets avec des légumineuses et des légumes, accompagnés de céréales vous allez vous régaler à moindre coût comme avec un chili végétarien, un dhal de lentilles corail avec du riz, un couscous aux légumes et aux pois chiches, une salade de lentilles, ou un minestrone Italien. 

A découvrir -> mes “recettes végétariennes“.

4. Cuisiner les grands classiques de nos Grands Parents

L’alimentation de nos anciens était pleine de bons sens économique. Ils cuisinaient les morceaux moins nobles sous forme de pot au feu, daube, Bourguignon pendant longtemps pour que la viande soit moelleuse. C’est une super astuce ! Comparez les prix au kilo pour les morceaux à mijoter en comparaison des morceaux à griller c’est une super astuce. 

Ils ne mangeaient pas tous les jours une grosse portion de viande ou de poisson, mais un petit morceau de lard dans la soupe, un talon de jambon ou une petite quantité de viande apportait du goût et de la gourmandise aux recettes. Je pense par exemple à la Garbure une soupe de haricots et légumes d’hiver avec un peu de porc, ou de canard selon ce que l’on a sous la main. 

Les desserts et goûters old-style sont également super économiques et délicieux comme les compotes maison (comparez le prix des pommes au kilo et celui des compotes en gourdes …), les pommes au four, les salades de fruits de saison, les clafoutis pour écouler des fruits un peu passés, ou bien les yaourts maison natures accompagnés d’une confiture maison réalisée avec des fruits achetés à moindre prix quand c’est la saison.

Côté goûters pour les enfants c’est pareil, les choses simples sont les plus économiques : gâteau au yaourt maison (vanille ou chocolat, avec ou sans lamelles de pommes, de poires ou rondelles de banane), pain et chocolat, riz au lait, semoule à la vanille, etc. 

5. Faire ses conserves maison

Il n’y a rien de mieux que de profiter des produits quand ils sont au top de leur goût en saison et de les conserver pour plus tard. C’est l’occasion de tester plusieurs recettes du blog :

L’achat des bocaux est un investissement, mais si vous demandez autour de vous il y aura toujours des personnes prêtes à vous donner des bocaux qu’ils n’utilisent pas. Les brocantes et entrepôts Emmaüs sont également une bonne idée à garder en tête.

6. Recettes zéro déchets

Je ne gaspille rien dans ma cuisine, je re-cuisine les restes ou les utilises pour nos déjeuners. Comme ça pas de gâchis ! 

  • Un reste de légumes cuits ? Cela devient une garniture pour une tarte salée, mixés avec du bouillon ils se transforment en soupe ou sont tout simplement réchauffés pour les déguster le lendemain. 
  • Un reste de pâtes, de riz ? J’en fais un gratin, un riz cantonnais, une salade composée. 
  • Un reste de poisson cuit ou de pot au feu ? Sous une couche de purée de pommes de terre ou de légumes, cela devient un parmentier de poisson.
  • Un reste de pain ? Des tartines pour le petit déjeuner, de la chapelure pour gratiner les recettes ou incorporer dans des boulettes de viande ou des légumes farcis, des croutons maison à ajouter sur une soupe, du pain perdu, un pudding. 
  • Un reste de poulet rôti ? Une garniture pour un gratin, une soupe, une salade composée et la carcasse la base d’un bon bouillon maison.
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Un commentaire

  1. Je me répète, mais j’adore votre blog et comme je suis actuellement adhérente weight watchers j’ai profité de l’article de sud-ouest pour passer le message au groupe Connect. J’ai déjà eu des retours très positifs . Continuez !

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